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Ce qui a été mesuré, et ce qui ne l’a pas été

Les chiffres ci-dessous viennent de courriers, d’articles et de notes conservés avec l’atelier. Ils concernent des pièces précises. Ils ne sont pas une garantie pour un autre alliage ou un autre cycle.

Raytheon, 7 novembre 1984

Courrier de Raytheon à Jeff Levine (Applied Cryogenics). Après essais, les mandrins de filetage seraient tous traités. Sid Field est cité : des broches passent d’environ 20 pièces par affûtage à environ 90.

BAIRD, 3 juillet 1986

Poinçons AMADA comparés sur un compteur FANUC. Les poinçons n’avaient pas la même taille.

PoinçonTraitéCoupsAffûtagesCoups chacun
4″ × 3″Non68 103234 051
4″ × 4″Oui121 6011121 601

Le mémo annonce environ 357 % de durée de vie en plus, et une estimation de −72 % sur le coût annuel d’affûtage et de remplacement.

Durées d’usure publiées par nuance

NuanceFamilleGain rapporté
D-2Acier à matrice haut carbone-chrome817 %
A-2Acier à froid560 %
S-7Acier à outil au silicium503 %
52100Acier de roulement420 %
O-1Acier à trempe à l’huile418 %
A-10Acier à outil au graphite264 %
M-1Acier rapide au molybdène225 %
M-2Acier rapide tungstène-molybdène203 %

Heat Treating Progress, novembre 2001

« Cryogenics: The Racer’s Edge », Roger Schiradelly et Frederick J. Diekman (Controlled Thermal Processing). Traitement sous −184 °C. Plaquettes de frein rapportées à deux ou trois fois la durée. L’US Postal Service aurait spécifié des disques traités et vu jusqu’à trois fois le kilométrage. En 2000, deux tiers des vainqueurs Winston Cup auraient couru avec des boîtes Jerico dont les pignons étaient traités. Les bielles en 300M forgé sont citées pour la fatigue au-delà de 9 000 tr/min.

NASA, miroirs aluminium

Technical Support Package GSC-14736-1 (Goddard). Comparaison de traitements de stabilisation pour miroirs AL6061 utilisés à température cryogénique, mesurés à 293 K et 80 K. Des cycles lents à l’azote liquide, avec trempe et vieillissement, tiennent mieux la figure que le T651 seul. Le procédé retenu a servi sur les miroirs IRMOS (Proc. SPIE 4822, pp. 51–71, 2002).

Moteurs de kart (archives tierces)

Notes de dyno conservées avec les documents de l’atelier, non réalisées à Crolles. Un Briggs 5 ch (Thunder, plaque .425, Dill Performance) : moyenne corrigée de 4,612 ch avant à 4,749 ch après, soit environ 3 %. Un KT100S stock (AJS.101 / AJS.111) garde le même pic et gagne sous et au-dessus du pic. Un KT100S blueprinted (Grunt.041 / Grunt.044, cylindre et segment seuls) gagne de l’ordre de 0,3 à 0,5 ch entre 10 000 et 13 000 tr/min. Ces courbes ne remplacent pas un essai sur la pièce du client.

Pourquoi le procédé reste peu connu

Texte technique conservé à l’atelier. Le froid industriel n’existe en quantité que depuis environ soixante ans. Le traitement thermique, lui, a des millénaires. Les premiers cycles ont cassé des pièces. Des opérateurs sans métallurgie ont fait des promesses intenables et ont laissé des clients méfiants. Le changement de microstructure n’est pas toujours visible au microscope optique. Un métallurgiste a qualifié de « magie noire » des palettes de malaxeur en inox austénitique qui étaient passées de 175 000 à 370 000 livres de produit avant usure. Le service fiabilité a ensuite arrêté le procédé.

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